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Communiqué immédiat:
17 Mars 2010

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Adam Roberts
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LA MENACE JAPONAISE FAIT PLANER UNE NOTE DE DISCORDE SUR LA QUESTION DU THON ROUGE DE L'ATLANTIQUE

(DOHA)—Le Japon, plus grand consommateur au monde du Thon rouge de l’Atlantique, s’insurge contre Monaco et de nombreux autres pays qui essaient d’interdire la pêche commerciale de cette espèce menacée. Magnifique, puissant, prisé et sérieusement menacé, le thon rouge de l’Atlantique est une espèce que la surexploitation a menée au bord de l’extinction. Si le thon est inscrit aux Annexes de la CITES, le Japon menace de formuler une Réserve, déclarant unilatéralement qu’il n'est pas lié par les dispositions de la Convention relatives au commerce de cette espèce.

« En tant que biologiste des pêches, il est pour moi évident que le sort tragique de cette espèce est l’exemple-même de tous les mauvais traitements que l’on fait subir aux réserves de poissons, » déclare Linda Paul de Earthtrust, membre du Réseau pour la Survie des Espèces (SSN). « Nous avons maintes fois négligé de suivre les meilleurs conseils, et fixé des quotas beaucoup trop élevés (et régulièrement dépassés d’ailleurs) et nous faisons face à présent aux conséquences de notre irresponsabilité. La situation a atteint un niveau de crise, » a-t-elle ajouté. « Puisque toutes les tentatives ont échoué, la CITES doit simplement accepter d’inscrire le thon rouge de l’Atlantique à l’Annexe I de la Convention, et ce, malgré les menaces japonaises de dissension avec la CITES.»

Considéré par les connaisseurs comme un prestigieux mets de luxe (un énorme thon rouge de l’Atlantique a été vendu au Japon pour la somme extraordinaire de 175 000 $ en janvier 2010 et une portion de thon rouge de l’Atlantique cru peut coûter jusqu’à 100 $), les représentants japonais ont clairement annoncé qu’ils pourraient refuser d’observer l’interdiction afin de continuer d’importer et de consommer ce mets raffiné en voie d’extinction commerciale.

« Ce serait une erreur de la part du Japon, » a commenté Linda Paul. « S’ils formulent une Réserve, à moins que d’autres Parties ne fassent de même, les japonais devront soit faire du commerce avec des Etats qui ne sont pas Parties à la CITES, qui sont très peu nombreux, soit intensifier leur propre pêche. »

Ceci risque de ne pas être facile en dépit des capacités excellentes de la flottille de pêche japonaise. Les réserves de thon rouge de l’Atlantique décimées sont difficiles à localiser et la plupart se trouvent dans les eaux qui sont sous la juridiction des États côtiers, qui seraient liés par l’interdiction. La pêche illicite de thon transformerait la querelle sur le commerce et la conservation en incidents internationaux qui pourraient dissoudre la base-même de l’accord de la CITES.

Pour plus d’information:
http://www.ssn.org/Meetings/cop/cop15/Factsheets/Tuna_FR.pdf


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l'Attaché de Presse du SSN
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